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mercredi 5 septembre 2012

Élections Québec 2012 - François Legault compte prôner le changement


Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 5 septembre 2012 02:14
 
François Legault affirme que la Coalition avenir Québec peut collaborer sur différents enjeux avec le nouveau gouvernement minoritaire péquiste que dirigera Pauline Marois.
Faire tomber le gouvernement n'est pas le « premier choix » du parti, a-t-il dit, au lendemain des élections générales qui ont permis à son parti de faire élire 19 députés et de récolter 27 % des suffrages.
M. Legault a par exemple souligné que la CAQ et le PQ pourraient s'entendre sur des mesures destinées à améliorer l'intégrité du secteur public, le système de santé, la lutte contre le décrochage scolaire et les soins à domicile.
Il a aussi souligné que les plateformes de la CAQ et du PQ en matière d'économie sont semblables, et qu'il y a des terrains d'entente possibles, notamment en ce qui concerne le recadrage du Plan Nord et la protection des sièges sociaux.




M. Legault s'est aussi montré disposé à discuter de la proposition du Parti québécois d'abolir la taxe santé. La question du financement du système devra cependant être posée, a-t-il prévenu.

Le chef caquiste a également dit que la CAQ et le PQ pourraient trouver un terrain d'entente sur une éventuelle charte de la laïcité. À ce sujet, la CAQ propose une approche plus ciblée que le PQ, en empêchant seulement les personnes en position d'autorité de porter des signes religieux.

M. Legault a par ailleurs répété, comme il l'a fait dans son discours de mardi soir, que la CAQ était là pour rester et qu'elle s'opposerait avec force au statu quo.

Bien qu'il n'ait réussi à faire élire que 19 députés avec 27 % du vote populaire, il n'entend pas plaider pour une réforme du mode de scrutin. Il ne s'agit pas d'une priorité, a-t-il laissé tomber, en rappelant que le PQ avait accepté les règles du jeu quand il s'est trouvé dans une situation semblable en 1970 et en 1973

Élections Québec 2012 - Attentat au rassemblement du PQ : le suspect identifié


Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 5 septembre 2012 02:07
 
L'auteur présumé de l'attentat meurtrier commis en plein rassemblement de victoire péquiste au Métropolis, à Montréal, est Richard Henry Bain, 62 ans.
Il s'agit d'un résident de Mont-Tremblant qui serait propriétaire d'une pourvoirie à La Conception et d'un ranch à Labelle, dans les Laurentides.
Le suspect a été transporté à l'hôpital pendant son interrogatoire. Les autorités policières ne précisent pas pour quelle raison il y était, ni s'il s'y trouve toujours.
Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), il pourrait comparaître jeudi.




Le rassemblement du PQ a tourné au drame aux alentours de minuit. Alors que Pauline Marois s'adressait à ses partisans, un homme a ouvert le feu près de l'entrée arrière de la salle du Métropolis, faisant un mort et un blessé grave.

Lisez l'entrevue avec l'auteur de ces images exclusives, le caméraman de Radio-Canada Martin Bouffard.

Un homme de 48 ans est décédé sur les lieux et un autre de 27 ans a été transporté à l'hôpital pour traiter des blessures par balle, où il repose dans un état grave. Il est actuellement hors de danger.

Les deux victimes sont des techniciens qui travaillaient pour le compte des Productions du Grand Bambou, a confirmé l'entreprise lundi matin.

Aucun détail supplémentaire ne sera dévoilé par respect pour leurs familles jusqu'à ce que les autorités aient l'assurance qu'elles ont été informées.

Vêtu d'une robe de chambre, le suspect s'est approché du vestibule arrière de l'édifice, avant de tirer plusieurs coups de feu. Il a ensuite allumé un incendie derrière le Métropolis avant de prendre la fuite à pied.

Selon la police, les deux victimes ont été atteintes à l'extérieur du bâtiment. Un agent de la Sûreté du Québec (SQ) a ensuite transporté l'une d'elles à l'intérieur, ce qui a fait naître une certaine confusion.

Le forcené a rapidement été arrêté par les policiers. Avant d'être emmené au poste de police, il a été entraîné menotté jusqu'à un véhicule en bafouillant des mots indistincts, ressemblant à « les Anglais se réveillent » ou « les Anglais sont arrivés ». « C'est la vengeance », a-t-il lancé.

On ignore pour le moment les motifs de l'agression.

Une affaire d'État

Lors d'un point de presse tôt mercredi matin, le porte-parole de la SQ Guy Lapointe a indiqué que la police provinciale mènera l'enquête qui sera effectuée conjointement avec l'unité des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

« La Sûreté du Québec a notamment le mandat d'assurer la protection de l'État, et dans la mesure où à ce stade-ci de l'enquête, il nous est impossible d'exclure que la personne qui était visée était la première ministre élue, la Sûreté du Québec prend la responsabilité de l'enquête », a-t-il déclaré.

M. Lapointe a indiqué que la SQ est satisfaite de l'intervention des policiers dans la mesure où ils sont intervenus rapidement pour assurer la sécurité de la première ministre élue. « En aucun temps Mme Marois n'était en danger », a-t-il souligné.

Peu après les événements, les techniciens en identité judiciaire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avaient été dépêchés sur les lieux et ont passé une partie de la nuit à reconstituer la scène de crime.

Selon le porte-parole du SPVM Ian Lafrenière, « possiblement » deux armes ont été retrouvées sur place.

Les policiers ont fouillé la camionnette du suspect, qui se trouvait à l'arrière du Métropolis, à la recherche de matières incendiaires. Ils ont indiqué que le véhicule ne renfermait pas d'explosifs.

Menaces et rumeurs

Un membre du Parti québécois dit avoir reçu des messages menaçants sur son téléphone cellulaire. Il entend déposer une plainte. Les autorités policières refusent de dévoiler l'identité de cette personne qui était partie prenante dans l'élection.

Par ailleurs, les médias sociaux ont relayé de nombreux témoignages selon lesquels les policiers avaient été avertis dans la journée de mardi qu'un attentat se préparait.

Les autorités policières ont réagi mercredi matin, affirmant qu'elles n'ont jamais été prévenues. Elles ont toutefois indiqué qu'elles entendaient étudier ce qui a été dit par les internautes afin de trouver des indices qui auraient pu laisser présager un tel événement.

Pauline Marois garde son sang-froid

La chef péquiste est « en bonne santé », a indiqué le SPVM. Pauline Marois a pu finir son discours à la hâte, après avoir été évacuée de la scène où elle s'adressait à ses militants.

Devant des partisans et des journalistes médusés, elle a été prestement entraînée dans les coulisses par deux de ses gardes du corps. Elle est ensuite revenue terminer son allocution accompagnée de ses candidats, puis elle a calmement demandé aux militants de quitter les lieux.

« Il est arrivé un petit incident malheureux, alors en quittant tranquillement, je crois que c'est ce qu'on peut faire de mieux. Moi, j'ai le goût de vous dire : allez-y lentement pour ne pas que les gens soient bousculés, n'est-ce pas? Et je veux vous dire du plus profond du coeur un merci d'être là avec moi ce soir », a-t-elle déclaré, sans savoir que des coups de feu avaient été tirés.

L'attentat meurtrier a suscité de nombreuses réactions de la part des partis politiques fédéraux et provinciaux.

Une page Facebook a été créée pour inviter les citoyens à prendre part à une vigile qui se tiendra à mercredi à 20 h, au Métropolis.

« En soutien aux victimes, aux familles des victimes, et à tout un peuple qui a besoin de paix. Puisque la peur et la haine n'amènent que plus de peur et de haine... Offrons-nous plutôt, ensemble, un peu d'amour et d'espoir. Souvenons-nous du 4 septembre 2012 », peut-on lire sur l'invitation.

Élections Québec 2012 - Jean Charest annoncerait sa démission dans les prochaines heures

Mis à jour le: 5 septembre 2012 12:17 | par Radio-Canada, www.radio-canada.ca

Tout indique que le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, annoncera sa démission au cours des prochaines heures.
Selon le chef de bureau de Radio-Canada à Québec, Sébastien Bovet, l'annonce pourrait être faite à 16 h mercredi, à l'issue du Conseil des ministres, ou jeudi, après la réunion du caucus libéral.
Une source proche des libéraux indique que Jean Charest ne peut tout simplement pas rester en poste dans les circonstances actuelles.
Qui plus est, deux députés auraient offert leur siège à M. Charest, qui a été battu mardi soir dans sa circonscription de Sherbrooke. Or, selon l'un d'eux, M. Charest a décliné l'offre.
Jean Charest dirige le Parti libéral depuis 1998, après une carrière de 14 ans sur la scène fédérale avec le Parti progressiste conservateur.


Élections Québec 2012 - Un attentat au rassemblement du PQ fait un mort


Par Melanie Julien, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 5 septembre 2012 06:10
 
Un homme armé a pénétré au Métropolis, à Montréal, où avait lieu le rassemblement du Parti québécois qui célébrait sa victoire aux élections. Alors que la nouvelle première ministre Pauline Marois prononçait son discours peu avant minuit, le suspect a fait feu sur deux personnes.
Un homme de 45 ans est décédé sur place, tandis qu'un autre homme dans la trentaine a été transporté à l'hôpital pour traiter des blessures par balle, où il reposait dans un état grave, a déclaré le chef aux opérations d'Urgences-santé, Stéphane Smith.
Une troisième personne a été conduite à l'hôpital après avoir subi un choc nerveux, a-t-il ajouté. Aucun détail supplémentaire n'a été dévoilé par respect pour les familles des victimes, qui n'ont pas toutes été contactées.
Le suspect se serait introduit dans le vestibule arrière de l'édifice, avant de tirer plusieurs coups de feu. Il aurait ensuite allumé un incendie derrière le Métropolis avant de prendre la fuite à pied.



Vêtu d'une robe de chambre, l'homme encagoulé d'une cinquantaine d'années a rapidement été arrêté par les policiers. Avant d'être emmené au poste de police, le suspect a été entraîné menotté jusqu'à un véhicule en bafouillant des mots indistincts, ressemblant à « les Anglais se réveillent » ou « les Anglais sont arrivés ». « C'est la vengeance », a-t-il lancé.

Les techniciens en identité judiciaire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été dépêchés sur place et devaient passer une partie de la nuit à reconstituer la scène de crime. On ignore pour le moment les motifs de l'agression et le suspect ne serait pas connu des policiers.

Le SPVM a notamment demandé à voir les caméras de surveillance installées aux Habitations Jeanne-Mance, situées derrière le Métropolis, pour recueillir des indices.

Selon le porte-parole du SPVM, Ian Lafrenière, plus d'une arme ont été retrouvées sur place. L'unité des crimes majeurs du SPVM a ouvert une enquête pour ce qui pourrait « devenir le 22e homicide » à survenir sur le territoire de Montréal cette année.

Le cameraman de Radio-Canada Martin Bouffard se tenait devant le Métropolis pour filmer l'arrivée de Pauline Marois lorsqu'il entendu une déflagration derrière l'immeuble, où il a constaté qu'il y avait un incendie important aux abords de l'entrée.

Selon lui, un imposant mur de feu bloquait la sortie que devait prendre la chef du PQ à la fin de son discours, avant que les flammes ne soient rapidement maîtrisées par les policiers.

Assistant à l'arrestation du suspect quelques minutes plus tard, M. Bouffard a constaté qu'une arme semi-automatique et une arme de poing jonchaient le sol à la droite de l'homme.

Pauline Marois garde son sang-froid

La première ministre élue est « en bonne santé », a indiqué le SPVM. Pauline Marois a pu finir son discours à la hâte, avant d'être évacuée de la scène où elle s'adressait à ses militants.

Après avoir été emmenée rapidement dans les coulisses par deux de ses gardes du corps, Pauline Marois est retournée sur place, où elle a calmement demandé aux militants de quitter la salle. Toutefois, elle ignorait à ce moment que des coups de feu avaient été tirés.

Le maître de cérémonie de la soirée, Yves Desgagnés, est ensuite arrivé sur scène pour annoncer que le Métropolis devait être évacué, devant des partisans et des journalistes ébahis.

Tristesse et consternation

Le Parti québécois a réagi par voie de communiqué quelques heures après l'attentat. « Mes pensées vont d'abord à la famille et aux proches de la victime décédée. À la suite de cette tragédie, ce sont tous les Québécois qui sont en deuil aujourd'hui devant un tel acte de violence gratuite », a déclaré la première ministre élue, Pauline Marois.

« Jamais une société comme la nôtre ne laissera la violence dicter ses choix collectifs. C'est par la voix démocratique qu'il faut s'exprimer, comme les Québécois ont pu le faire [mardi] », a-t-elle ajouté, disant souhaiter que la personne blessée s'en sorte indemne.

La Coalition avenir Québec a qualifié l'attentat d'« incident déplorable » et s'est dite « soulagée que Mme Marois n'ait pas été blessée ».

« On est tous consternés par ce qui s'est produit », a indiqué Hugo D'amours, l'attaché de presse du chef libéral Jean Charest.

« Nous sommes consternés devant cette violence et nos pensées sont avec les victimes et leurs proches », a de son côté écrit sur Twitter Carl Vallée, l'attaché de presse du premier ministre Stephen Harper.

Par voie de communiqué, Québec solidaire a pour sa part fermement condamné cet acte et a indiqué offrir tout son soutien « aux familles » des victimes » et « aux membres du Parti québécois ».

Une nouvelle page d'histoire s'ouvre sur le Québec

Le discours de Mme Marois, au soir de la victoire, se voulait rassembleur et rassurant. « Un nouvel épisode de notre existence commence », avait déclaré la chef devant un parterre de partisans en liesse, ajoutant souhaiter que ce soit l'occasion pour tous de retrouver « notre fierté comme peuple ».

Promettant de gouverner avec humilité et écoute, la chef du Parti québécois a invité les autres partis à l'Assemblée nationale à mettre de côté les divisions pour se rassembler sur l'essentiel, qui, selon elle, est « notre fidélité commune » à la cause du Québec.

« Il semble que Parti québécois dirigera un gouvernement minoritaire. Les Québécois ont fait leur choix et nous allons respecter ce choix en gouvernant avec tous les autres élus de l'Assemblée nationale », a-t-elle assuré.

Faisant appel à l'unité, elle s'est dite convaincue que tous les députés sauront trouver les compromis nécessaires « à la bonne marche de l'État ». S'adressant à tous les élus des différents partis, elle a souligné qu'il tait grandement temps « de retrouver confiance en l'avenir et en nos institutions ».

« Je veux saluer les chefs de tous les partis, oui, même [Jean] Charest. Nous avons tous donné le meilleur de nous-mêmes. Ce soir, je crois que nous devons mettre le passé derrière nous et saluer l'homme qui a exercé cette fonction si exigeante pendant neuf ans », a souligné la chef péquiste.

Mme Marois a également souhaité la bienvenue à la présidente et coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, qui fera son entrée à l'Assemblée nationale aux côtés du député de Mercier Amir Khadir.

« Et une autre page d'histoire s'ouvre sur l'histoire de notre peuple. Pour la première fois, le gouvernement du Québec sera dirigé par une femme! », s'est-elle réjouie, avant de rendre hommage « à toutes ces femmes d'aujourd'hui et d'hier qui portent la moitié du monde sur leurs épaules ».

« Je sais le poids de la responsabilité que j'assume désormais. J'accepte cette charge avec humilité, mais je l'accepte aussi avec beaucoup d'enthousiasme », a conclu Pauline Marois, réitérant avoir « la conviction que l'avenir du Québec est de devenir un pays souverain ».

Un texte de Melanie Julien


Par Gaétan Pouliot, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 5 septembre 2012 02:21

Élections Québec 2012 - Charest battu : « les libéraux ont fait mentir les sondages »



Le chef du Parti libéral Jean Charest a finalement perdu la circonscription de Sherbrooke, en Estrie. Les électeurs lui ont préféré Serge Cardin, du Parti québécois.

« Un grand, grand merci de nous avoir fait confiance durant 28 ans », a dit Jean Charest au nom de sa famille, devant des militants à Sherbrooke.

Élu pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1998 sous la bannière libérale, Jean Charest perd ainsi sa première élection en 28 ans de carrière politique. Il était auparavant député fédéral pour le défunt Parti progressiste-conservateur du Canada, aussi dans Sherbrooke.

Lors de son discours de défaite, il a voulu rassurer les troupes libérales qui ont réussi à faire élire 50 députés avec plus de 31 % du vote.



Le premier ministre sortant a souligné que des candidats libéraux avaient été élus dans presque chaque région du Québec.

« Ce n'est pas le résultat que j'aurais souhaité », a toutefois dit celui qui voulait conserver le pouvoir, ajoutant qu'il assumait « l'entière responsabilité du résultat que l'on a ce soir ».

Il a vanté le bilan économique de son gouvernement, estimant que les libéraux laissaient « la maison en bon ordre ».

Le chef du PLQ a ainsi perdu son pari : remporter une quatrième élection consécutive et devenir ainsi l'un des premiers ministres avec la plus grande longévité de l'histoire de la province.

Il a félicité ses adversaires : la péquiste Pauline Marois, « la première femme à devenir première ministre du Québec », François Legault, qui a réussi à mettre sur pied un nouveau parti politique dans un court espace de temps, et les coporte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir et Françoise David.

Le chef du Parti libéral, qui n'a pas parlé de son avenir politique, a aussi dit que sa formation politique travaillerait dans un esprit de cohabitation avec le gouvernement minoritaire.

Il a aussi souhaité bonne chance à Serge Cardin, élu dans Sherbrooke.

Né à Sherbrooke en 1958, Jean Charest est marié et père de trois enfants.

Serge Cardin, nouveau député de Sherbrooke

Le nouveau député Serge Cardin est un ex-député fédéral du Bloc québécois de Sherbrooke (1998-2011). Il avait perdu son siège aux mains du néo-démocrate Pierre-Luc Dussault, un étudiant de l'Université de Sherbrooke, qui avait ravi la circonscription par 3750 voix.

En entrevue à Radio-Canada, M. Cardin a indiqué que tout au long de la campagne, il s'était montré confiant, mais prudent, et qu'il avait senti le lien de confiance fort avec la population.

Comptable de formation, Serge Cardin a également été conseiller municipal pendant de nombreuses années (1986-1998).

Résultats finaux dans Sherbrooke


Serge Cardin (PQ) : 15 585 voix
Jean Charest (PLQ) : 12 714 voix
Philippe Girard (CAQ) : 4843 voix
Christian Bibeau (QS) : 2561 voix

Les ministres remportent leur combat

Contrairement à leur chef, la plupart des ministres libéraux conservent leur siège de député. 16 des 21 ministres ont été élus.

Le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet a par contre été défait face au péquiste Léo Bureau-Blouin, ex-leader étudiant et figure de proue du mouvement de contestation contre la hausse des droits de scolarité. Même chose pour le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune, Serge Simard, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui a perdu aux mains du péquiste Jean-Marie Claveau.

À Québec, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Clément Gignac, a perdu face à la péquiste Agnès Maltais. Le ministre Gignac qui avait été élu dans la région de Montréal a décidé pour cette élection de se présenter dans le coeur de la Vieille-Capitale. Mme Maltais est députée de Taschereau depuis 1998.

Pour sa part, Pierre Corbeil, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, a perdu face à Élizabeth Larouche du PQ.

Pour me joindre :

gaetan.pouliot@radio-canada.ca

Suivre @gaetanpouliot Avec la collaobration de Geneviève Proulx
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Par Melanie Julien, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 5 septembre 2012 12:14

Élections Québec 2012 - La CAQ est là pour rester, dit François Legault



Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a remporté son pari, mardi soir, en se faisant élire dans la circonscription de L'Assomption, dans Lanaudière. Et son parti a fait une percée, sans causer de vague, en remportant près d'une vingtaine de sièges.

L'ancien député péquiste de Rousseau (1998 à 2009) succède au péquiste Scott McKay, qui se présentait cette année dans la nouvelle circonscription voisine de Repentigny, qu'il a remportée.

M. Legault affrontait notamment la présidente du Parti québécois dans L'Assomption, Lizabel Nitoi, qui a pris la relève du député Scott MacKay. Le PQ a remporté d'importantes victoires dans cette circonscription depuis 1989.

Quelques minutes avant le dévoilement du résultat du scrutin, le chef de la CAQ a pris la parole devant ses partisans, à Repentigny. « Quelle aventure incroyable! En seulement neuf mois, on a réussi à fonder un nouveau parti politique et à mener une féroce bataille électorale », a-t-il lancé d'entrée de jeu.




Le chef caquiste s'est dit fier de tout le chemin qu'il a parcouru depuis la fondation de son parti, il y a à peine un an. « Aujourd'hui, je regarde les résultats préliminaires : une vingtaine de députés qui viennent de plusieurs régions du Québec et une reconnaissance officielle à l'Assemblée nationale », s'est-il réjoui.

« En regardant le soutien exceptionnel qu'on a eu, ça peut sembler injuste, le nombre de sièges qu'on a obtenu. Mais il faut jouer selon les règles du jeu », a-t-il reconnu, disant que les Québécois lui avaient donné « de nombreux signes d'encouragements, mais aussi d'humilité ».

« On peut envisager l'avenir avec beaucoup d'optimisme. Gardons confiance et restons mobilisés. Car un autre rendez-vous démocratique nous attend. Je vous dis : ce soir, ce n'est que partie remise », a-t-il affirmé.

Les Québécois s'attendent, selon lui, à davantage de respect de la part des politiciens ainsi qu'à un débat plus relevé à l'Assemblée nationale. « Comme opposition, on va être vigilant et on va éviter les attaques personnelles. Vous pouvez compter sur nous pour avoir une opposition constructive », a-t-il assuré.

Quant à la chef du Parti québécois et nouvelle première ministre, Pauline Marois, il a souligné que « son élection marque une page d'histoire pour le Québec ».

« C'est aussi un symbole très fort pour les femmes du Québec. À travers les batailles inévitables qui s'annoncent entre elle et moi à l'Assemblée nationale, je veux quand même lui signifier mon respect », a-t-il déclaré.

François Legault a assuré que le nouveau gouvernement péquiste pourra compter sur son « soutien pour poser des gestes nécessaires pour restaurer l'intégrité » à l'Assemblée nationale, disant souhaiter que le Québec « rompe l'ambiance et le climat politique malsain dans lequel [il] baigne ».

Le chef de la CAQ a ajouté que « le changement de ton marqué par plus de civilité et plus de respect mutuel serait salutaire pour toute la classe politique ».

Longue liste de remerciements

Pour son discours de victoire, François Legault avait préparé une longue liste de remerciements, allant des électeurs de sa circonscription à ses adversaires politiques, en passant par sa famille et par tous les citoyens de la province.

« Je voudrais d'abord dire un merci spécial aux électeurs de la circonscription de l'Assomption qui m'ont fait confiance. Je vais assumer cette tâche, je vais les représenter avec le sens du devoir et avec une oreille attentive à leurs besoins pour les représenter à l'Assemblée nationale », a-t-il assuré.

En plus de remercier tous ses candidats qui ont eu le courage de mener la bataille, il a également félicité ceux des autres partis politiques, estimant « que la grande majorité » d'entre eux « sont là pour les bonnes raisons ».

Quant à l'élection de la présidente et coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, le chef caquiste a indiqué que c'était « bon pour la santé de la démocratie d'avoir une personne comme elle à l'Assemblée nationale ».

Il a aussi félicité le chef libéral, Jean Charest, qui a été défait dans la circonscription de Sherbrooke. « On a été des adversaires politiques. On n'est pas d'accord sur beaucoup de sujets, mais je pense qu'il faut le remercier pour les efforts qu'il a mis pendant toutes ces années pour faire avancer le Québec ».

Un texte de Melanie Julien, avec la collaboration de Laurence Niosi


Par Lili Boisvert, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 5 septembre 2012 01:34

Élections Québec 2012 - Françoise David ravit Gouin au PQ



La coporte-parole de Québec solidaire Françoise David bat le péquiste Nicolas Girard dans Gouin.

Mme David obtient quelques centaines de voix de plus que M. Girard, qui représentait la circonscription depuis huit ans.

Françoise David, l'ancienne présidente de la Fédération des femmes du Québec, devient ainsi la deuxième députée de Québéc solidaire. Elle rejoint Amir Khadir, unique représentant de la formation à l'Assemblée nationale au moment du déclenchement des élections et réélu dans Mercier.

Depuis le début de la campagne électorale, on prévoyait une lutte serrée entre les deux candidats. Mme David avait déjà tenté de remporter cette circonscription, en 2008 et en 2007, sans succès.



Quelques jours avant le scrutin, plusieurs électeurs de la circonscription se disaient déchirés par le choix qu'ils avaient à faire entre la candidate solidaire qui a donné une prestation très remarquée lors du débat des chefs, et le candidat péquiste, dont ils appréciaient le travail.

M. Girard s'était notamment démarqué en dénonçant l'attribution de places en garderie à des donateurs du Parti libéral.

La chef du parti québécois, Pauline Marois, a tenté en vain de prêter main-forte à son candidat dans Gouin, en faisant campagne dans sa circonscription et en annonçant qu'elle ferait de lui un ministre au sein d'un gouvernement péquiste.

Dans son discours devant les militants de Québec solidaire rassemblés à Montréal, mardi soir, Françoise David a salué le travail de ces deux péquistes. Elle a reconnu d'une part que plusieurs électeurs de Gouin avaient « eu un choix électoral difficile à faire » et elle a salué le travail de Nicolas Girard, tant à l'assemblée que dans la circonscription.

« Je tiens aussi, comme féministe, à reconnaitre le travail de Pauline Marois, qui sera la première femme première ministre du Québec », a-t-elle ajouté, interrompue par les applaudissements nourris des partisans solidaires.

Le parti de Françoise David et d'Amir Khadir se définit notamment comme une formation féministe, progressiste, écologiste et souverainiste. Tout au long de la campagne, QS espérait obtenir la balance du pouvoir dans un gouvernement péquiste minoritaire. Ce scénario ne devrait toutefois pas se réaliser, selon toute vraisemblance, puisque deux députés solidaires ne sont pas suffisants pour donner au PQ une majorité de voix à l'Assemblée nationale.

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Par Laila Maalouf, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 4 septembre 2012 10:06

Élections Québec 2012 - Léo Bureau-Blouin remporte Laval-des-Rapides


Le candidat péquiste Léo Bureau-Blouin a remporté la circonscription de Laval-des-Rapides et défait le libéral Alain Paquet. Il devient ainsi, à l'âge de 20 ans, le plus jeune député à siéger à l'Assemblée nationale.

M. Bureau-Blouin affrontait également l'ex-présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec, la caquiste Maud Cohen.

Ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin était la personnalité qui avait la meilleure cote auprès de l'opinion publique, toutes parties confondues, pendant le conflit étudiant. Il avait annoncé son intention d'entamer des études en droit à temps partiel s'il était élu.

Le candidat péquiste choisi depuis mars dernier dans cette circonscription de Laval, Marc Demers, s'était désisté pour laisser la place au jeune candidat vedette recruté par le PQ au cours de l'été.




Aux dernières élections provinciales, le candidat libéral avait défait son rival péquiste par seulement 1365 voix. La circonscription a cependant été modifiée l'an dernier, une partie de la circonscription voisine de Mille-Îles s'y étant greffée.

En transposant les résultats de l'élection de 2008 sur la nouvelle carte électorale de 2011, la majorité libérale s'y serait accrue de quelque 500 voix.

La circonscription était libérale depuis 2003.

Candidats dans Laval-des-Rapides :

  • Léo Bureau-Blouin (PQ), vainqueur
  • Alain Paquet (PLQ), député sortant
  • Maud Cohen (CAQ)
  • Sylvie Desrochers (Québec solidaire)
  • Lawrence Côté-Collins (Option nationale)
  • Carl Desmarais (Parti vert du Québec)
  • Monique Chartand (Coalition pour la constituante)

Pour me joindre :
laila.maalouf@radio-canada.ca

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mardi 4 septembre 2012

Élections Québec 2012: Premiers résultats...

À 21 heures, l'annonce officielle a été faite: Le Québec aura sa première femme Première Ministre a la tête du Parti Québecois.

En ce qui concerne les Libéraux, ils formeront l'opposition Officielle et son chef, Jean Charest, est présentement en difficulté dans son compté de Sherbrooke.

La CAQ de François Legault aurait possiblement 18 sièges et M. Duchesnault et Legault ont été élus dans leur compté respectif.

La seule question qui se pose, à l'heure actuelle, est: aurons-nous un gouvernement Péquiste minoritaire ou majoritaire? La question reste entière à ce moment-ci puisque le PQ ne mène que dans 59 circonscriptions et en aura besoin d'au moins 63... La réponse dans quelques heures....

Élections Proviciales 2012, en vrac...

Mis à jour le: 4 septembre 2012 12:31 | par La Presse Canadienne, thecanadianpress.com

5,9 millions d'électeurs sont appelés aux urnes


 

 


 


5,9 millions d'électeurs sont appelés aux urnes
Quebec Election,. Graham Hughes / La Presse Canadienne
MONTRÉAL - Près de 20 000 bureaux de scrutin ont ouvert leurs portes à 9 h 30, mardi matin, afin d'accueillir les électeurs québécois qui doivent maintenant choisir les 125 députés de l'Assemblée nationale. Les bureaux resteront ouverts jusqu'à 20 h.
En tout, 5 919 778 électeurs sont inscrits sur les listes.
À 11 h 30, selon le Directeur général des élections du Québec, 8,68 pour cent des électeurs admissibles avaient voté, pour un total de plus de 25 pour cent lorsqu'on inclut les 16,6 pour cent qui avaient voté par anticipation ou hors circonscription.
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a vécu mardi matin le moment pour lequel elle se prépare depuis 30 ans: un scrutin qui pourrait faire d'elle la première femme à être élue chef de gouvernement au Québec.
Elle s'est présentée avec son conjoint, Claude Blanchet, à son bureau de vote situé dans un centre communautaire de Beaupré, à l'est de Québec, dans sa circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré.
Elle a salué des électeurs qui faisaient la queue, dans ce bureau déjà assez achalandé.
Dans un point de presse à la sortie du bureau de vote, elle a déclaré que cela pourrait être une journée historique parce qu'on élirait pour la première fois une femme comme chef de gouvernement au Québec.
«Évidemment, je ne vous cacherai rien en vous disant que c'est ce que je souhaite qu'il arrive en soirée.»
Quand des journalistes lui ont demandé comment on se préparait pour devenir première ministre, elle a répondu: «Cela fait 30 ans que je me prépare».
À L'Assomption, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a déclaré, lui, que la journée était déjà historique. Juste avant de faire son entrée dans la petite école primaire où il allait voter, M. Legault a affirmé qu'il était confiant et excité.
«Journée historique: on met de côté les chicanes référendaires et on commence le vrai changement, le ménage et la relance du Québec», a-t-il dit.
Le chef de la CAQ se présente dans la circonscription de L'Assomption, ancien fief de Jacques Parizeau, qui, depuis un redécoupage de la carte électorale, englobe maintenant des municipalités de l'ancienne circonscription de Rousseau, où M. Legault avait été député du Parti québécois de 1998 à 2009.
Au moment de la dissolution de l'Assemblée nationale, il y a 34 jours, L'Assomption était représentée par le péquiste Scott MacKay, qui a choisi de briguer les suffrages dans Repentigny. M. MacKay avait remporté l'élection en 2008 avec une avance de 4090 voix sur son adversaire libéral, ce qui lui avait permis d'arracher la circonscription à l'Action démocratique du Québec, maintenant fusionnée à la CAQ.
M. Legault affronte la péquiste Lizabel Nitoi, une enseignante qui est aussi trésorière de l'exécutif national du PQ, et la libérale Lise Hébert, une conseillère en vente.
Le chef du Parti libéral, Jean Charest s'est rendu voter peu avant 15 heures dans une école primaire de Sherbrooke, au coeur de sa circonscription du même nom, où une douzaine de manifestants portant le carré rouge l'attendaient pour lui crier des slogans.
Auparavant, le chef libéral a passé une bonne partie de la journée à visiter des locaux électoraux dans certaines circonscriptions choisies de Laval, Montréal, de la Rive-Sud et de Sherbrooke. À chaque endroit, il a convié les militants à demeurer en alerte et de s'assurer de faire sortir le vote.
Après avoir exercé son devoir de citoyen, M. Charest a invité les Québécois à se rendre voter en grand nombre.
«Peu importe l'allégeance politique, peu importe l'âge, peu importe l'endroit où vous habitez, c'est très important d'aller voter aujourd'hui. En même temps, c'est l'occasion de rappeler à tout le monde que chacun a le droit de vote, incluant ceux qui parlent fort», a dit le chef libéral, la voix éteinte à cause d'un coup de froid et étouffée par le hurlement des manifestants.
M. Charest n'a jamais évoqué un autre scénario que celui de la victoire au cours de cette campagne électorale, malgré les sondages défavorables, l'usure du pouvoir et les affaires de corruption qui ont plombé son gouvernement ces dernières années.
M. Charest veut réaliser un exploit inédit dans le Québec moderne: mener au pouvoir son parti pour une quatrième fois d'affilée. Le dernier politicien à avoir atteint cette marque est Maurice Duplessis, élu successivement en 1944, 1948, 1952 et 1956.
Néanmoins, même les stratèges libéraux les plus optimistes convenaient que l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire était hors de portée. Mais ils espéraient une victoire minoritaire à la faveur de la division du vote et du suffrage des indécis.
Vote par anticipation record
Près d'un million de personnes n'ont pas attendu la fin de cette intense campagne de 35 jours pour se prévaloir de leur droit de vote par anticipation.
À ce chapitre, un record datant de 2008 a d'ailleurs été fracassé: selon le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), 15,57 pour cent de l’électorat, soit 919 120 personnes, ont voté par anticipation. En ajoutant à ces données le nombre d'électeurs ayant voté hors circonscription, 980 498 personnes (16,6 pour cent) ont exercé leur droit de vote entre les 24 et 30 août.
Même si un record avait été battu en 2008, c'une autre marque qui avait été enregistrée: le taux de participation global avait été anémique, atteignant 57,43 pour cent, du jamais vu.
Le porte-parole du DGEQ, Denis Dion, estime toutefois que certains signes portent à croire que les gens seront plus nombreux à voter lors de ces élections générales. Les jeunes, notamment, ont lancé un important appel à la mobilisation, rappelle-t-il.
Les électeurs doivent se présenter à leur bureau de vote munis d'une pièce d'identité avec photo — la carte d'assurance-maladie, le permis de conduire ou le passeport fera l'affaire, indique M. Dion.
Les résultats ne devraient pas trop tarder à se faire connaître. Le vote par anticipation n'est plus dépouillé en fin de soirée, et dans certains bureaux de vote, le dépouillement peut même s'amorcer à 18 h plutôt qu'à 20 h.
Selon les sondages d'opinion et les projections, cinq partis politiques pourraient faire élire au moins un candidat. Pareil phénomène n'est survenu qu'une seule fois au Québec depuis 1867. En 1976, le Parti québécois, le Parti libéral, l'Union nationale, le Ralliement des créditistes et le Parti national populaire avaient envoyé au moins un des leurs à l'Assemblée nationale.
Cela n'avait pas vraiment porté chance aux trois derniers. Le caucus de l'UN a été réduit à peau de chagrin — même son chef, Rodrigue Biron, s'était rallié au Parti québécois après le référendum de mai 1980. Le créditiste Camil Samson fit défection chez les libéraux, tandis que le national-populaire Fabien Roy alla tenter sa chance sur la scène fédérale, en devenant chef du Crédit social.

 
Mis à jour le: 3 septembre 2012 13:59 | par La Presse Canadienne, thecanadianpress.com

Fin de campagne difficile pour les chefs

    MONTRÉAL - La dernière journée de campagne a été plutôt difficile pour les chefs des principaux partis politiques, lundi.
    Alors que le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, tentait de conquérir la Couronne nord de Montréal, ses deux principaux rivaux, le libéral Jean Charest et la péquiste Pauline Marois, prenaient un bain de foule lors de la «pelletée de terre symbolique» du futur amphithéâtre de Québec.
    La réaction de quelques participants a illustré les difficultés que rencontre le Parti québécois dans la Vieille-Capitale. Après avoir reçu un accueil spontané très chaleureux pendant les premières minutes, Mme Marois a été huée par un groupe plutôt hostile. Plusieurs personnes arborant le chandail des Nordiques se sont mises à la chahuter et à crier «Canada! Canada!».
    Son équipe l'a alors rapidement tirée par la manche pour la ramener à son autocar de campagne. La chef ne semblait pas démontée outre mesure.
    Plus tôt, la chef péquiste Pauline Marois avait reconnu que la tâche ne sera pas facile pour son parti dans la grande région de Québec.
    Les derniers sondages donnaient le PQ bon troisième, derrière la CAQ et le PLQ, sauf dans Taschereau, détenue par la péquiste Agnès Maltais, qui a fermement appuyé le projet d'amphithéâtre à Québec.
    «Il ne s'agit pas de se raconter des histoires entre nous: je sais que c'est un peu plus difficile pour Québec», a-t-elle dit aux quelques dizaines de militants venus la saluer lundi matin dans le secteur Cap-Rouge.
    Quant à savoir pourquoi le PQ ne lève pas dans la région, Mme Marois a dit qu'elle n'avait «pas de réponse à donner».
    Présent lui aussi à «J'ai ma pelle», où il a été plutôt bien accueilli, Jean Charest a essuyé une rebuffade après avoir estimé la veille que l'élection d'un gouvernement péquiste pourrait compromettre le retour des Nordiques dans la capitale.
    Rencontré sur place, le comptable Mario Bédard, instigateur du projet «J'ai ma place» — qui vise à financer une partie des coûts d'un nouvel amphithéâtre de 400 millions $ —, a contredit l'analyse controversée de M. Charest.
    «Je ne comprends pas ce point-là: le gouvernement a contribué à la construction du building mais le club de hockey, c'est une entreprise privée, c'est Québecor qui va l'acheter, pas le gouvernement», a lâché M. Bédard.
    L'argument du chef libéral selon lequel l'agenda référendaire péquiste créerait un climat d'instabilité économique néfaste pour le retour de la LNH à Québec ne tient pas la route, d'après M. Bédard. «C'est un discours pessimiste qui date de 1995.»
    Jean Charest a continué de taper sur le clou de la stabilité politique pour détourner une pluralité d'électeurs de voter pour le Parti québécois. Les Québécois ont tout intérêt à élire un gouvernement qui se «tiendra debout» devant l'adversité, a fait valoir M. Charest, accusant sa vis-à-vis péquiste de «plier devant la rue à chaque fois que quelqu'un manifeste».
    Les électeurs tentés par la CAQ risquent aussi de déchanter, selon le chef libéral, pour qui la formation de François Legault n'a aucune chance de former le prochain gouvernement.
    De son côté, François Legault, voulait terminer sa campagne comme il l'avait entreprise: en parlant de corruption. Mais il a dû rectifier le tir après avoir affirmé dimanche que le fondateur de Québecor, Pierre Péladeau, avait déjà fait faillite.
    Dimanche, Québecor Média avait dénoncé un «travestissement» des faits pour des motifs électoraux. Sur son compte Twitter personnel, un vice-président de l'entreprise, Serge Sasseville, s'était dit «choqué» par cette déclaration du chef caquiste.
    Lors d'un point de presse, lundi à Mascouche, M. Legault a admis que Pierre Péladeau n'avait pas fait une faillite personnelle. Le chef de la CAQ a expliqué qu'il faisait plutôt référence à deux projets de M. Péladeau, décédé il y a 15 ans, qui ont mal tourné: le lancement de deux quotidiens, l'un à Philadelphie (Philadelphia Journal) et l'autre, de langue anglaise, à Montréal (Montreal Daily News).
    Par ailleurs, les coporte-parole de Québec Solidaire ont également fait preuve d'optimisme, à leur mesure, bien sûr. Françoise David et Amir Khadir espèrent que le parti remportera au moins quatre sièges, mardi. Outre Mercier, que détient déjà M. Khadir, QS compte ravir les circonscriptions montréalaises de Gouin, Sainte-Marie—Saint-Jacques et Laurier—Dorion.
    L'objectif fondamental du parti reste d'augmenter son nombre total de voix exprimées, a indiqué Mme David.
    La candidate, dont la performance au débat des chefs de Radio-Canada a séduit nombre d'électeurs, a poursuivi en affirmant que le message de QS était désormais entendu en dehors de la grande région montréalaise.
    L'engouement des Québécois pour la formation politique s'explique aussi par la campagne «positive» qu'a menée QS, a estimé Mme David. Selon elle, les électeurs ont apprécié leur campagne d'idées, et plusieurs lui auraient confié avoir été interpellés par les enjeux mis de l'avant par le parti

    Mis à jour le: 3 septembre 2012 15:29 | par Martin Ouellet, La Presse Canadienne, thecanadianpress.com

    Retour des Nordiques: Charest rabroué

     
    QUEBEC - Jean Charest a essuyé une rebuffade lundi après avoir estimé la veille que l'élection d'un gouvernement péquiste pourrait nuire au retour des Nordiques à Québec.
    À la veille du scrutin, le chef libéral a rejoint les milliers de fans de hockey rassemblés sur le site du futur amphithéâtre à l'occasion du lancement symbolique des travaux de construction.
    Rencontré sur les lieux, le comptable Mario Bédard, instigateur du projet «J'ai ma place» — qui vise à financer une partie des coûts du nouveau «colisée» de 400 millions $ — a contredit l'analyse controversée de M. Charest.
    «Je ne comprends pas ce point-là. Le gouvernement a contribué à la construction du building mais le club de hockey c'est une entreprise privée. C'est Québecor qui va l'acheter, pas le gouvernement», a lâché M. Bédard, un proche de la députée péquiste Agnès Maltais.
    L'argument du chef libéral selon lequel l'agenda référendaire du Parti québécois créerait un climat d'instabilité néfaste pour le retour de la LNH à Québec ne tient pas la route, d'après M. Bédard.
    «C'est un discours pessimiste qui date de 1995», a-t-il déclaré.
    La foule nombreuse réunie sous un soleil de plomb pour le lancement des travaux de construction de l'amphithéâtre a réservé plutôt bon accueil à M. Charest. En revanche, des huées bien senties ont été entendues lorsque le maire Régis Labeaume a signalé au micro la présence de la chef péquiste Pauline Marois.
    Aux côtés du maire Labeaume et d'une brochette d'invités de marque, le chef libéral a posé pour les caméras, signé des «pelles bleues» et procédé à la première levée de terre du futur chantier. Le gouvernement Charest s'est engagé à injecter 200 millions $ de fonds publics dans la construction du bâtiment de 400 millions $.
    Le député libéral sortant dans la circonscription de Jean-Talon, Yves Bolduc, s'est retrouvé lui aussi sous les projecteurs en portant secours à l'épouse du leader huron Max Gros-Louis, apparemment victime d'un coup de chaleur.
    Au jour 34 de la campagne électorale, M. Charest s'est dit «très confiant» en matinée de reporter le Parti libéral du Québec (PLQ) au pouvoir pour une quatrième fois d'affilée, mardi.
    En dépit des sondages qui le placent en troisième position dans les intentions de vote, l'usure de neuf ans de pouvoir et les allégations de corruption, le chef libéral n'est pas encore prêt à rentrer dans ses terres.
    «Je n'ai pas fini (...) Il nous reste du travail à faire», a-t-il affirmé, entouré de son équipe de la région du Québec.
    La population veut continuer «à bien vivre», a poursuivi M. Charest, attribuant la qualité de vie des Québécois aux réalisations de son gouvernement sur le plan économique.
    Ce ne sont pas les allégations de corruption qui ont marqué le dernier mandat du gouvernement, a insisté M. Charest. Ce qui a caractérisé le dernier mandat est plutôt «le succès économique exceptionnel pour tous les Québécois», a-t-il dit.
    Au crépuscule du long périple électoral, M. Charest a fait un dernier tour de piste à Québec dans l'espoir de contrer la poussée de la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault dans la région.
    Sur un quai de la Promenade Samuel-de-Champlain — un legs du gouvernement du Québec pour le 400e anniversaire de la ville en 2008 —, le leader libéral a dit croire que les électeurs choisiront «la stabilité et la création d'emplois» plutôt que «les référendums et la rue».
    «Est-ce qu'on aura un gouvernement qui se tient debout, qui est fort, qui a des convictions profondes, capable de les défendre et avec la volonté de les défendre, ou est-ce qu'on va plier devant la rue à chaque fois que quelqu'un manifeste, à chaque fois que quelqu'un fait de l'intimidation et de la violence», a-t-il dit, faisant allusion au soutien apporté par le PQ à la cause étudiante.
    En cette période où l'économie mondiale montre des signes inquiétants, les Québécois ont tout intérêt à élire un gouvernement qui a fait ses preuves dans la gestion des deniers publics, a martelé M. Charest.
    Quant à eux, les électeurs tentés par la CAQ devraient y penser par deux fois avant d'accorder leur vote à une formation qui, au dire du chef libéral, n'a aucune chance de former le gouvernement.
    Tout au plus, a-t-il prévenu, les voix recueillies par la CAQ de François Legault permettront à Pauline Marois de se faufiler et d'enclencher, une fois au pouvoir, le processus référendaire.
    Or, un troisième référendum sur la souveraineté «est la dernière chose dont le Québec a besoin», a argué M. Charest.
     

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    Mis à jour le: 3 septembre 2012 14:56 | par Alexandre Robillard, La Presse Canadienne, thecanadianpress.com

    Duchesneau ne veut plus aller devant Charbonneau

    MASCOUCHE, Qc - Le candidat vedette de la Coalition avenir Québec Jacques Duchesneau a fermé la porte, lundi, à un éventuel retour devant la Commission Charbonneau.
    La semaine dernière, M. Duchesneau avait fait des vagues en affirmant que des ministres libéraux, qu'il a refusé de nommer, auraient séjourné sur le yacht d'un entrepreneur en construction controversé.
    En début de campagne, M. Legault avait affirmé que son candidat vedette était prêt à retourner immédiatement devant la commission d'enquête sur la construction afin de donner des noms liés à des malversations impliquant des politiciens.
    Mais lundi, M. Duchesneau, qui se présente dans Saint-Jérôme, a rejeté cette éventualité. Selon l'ancien chef de police de Montréal, son témoignage de juin dernier devant la commission présidée par la juge France Charbonneau est complet.
    «Je pense que j'ai fini mon travail à la commission Charbonneau, j'ai transmis les noms des personnes qui ont collaboré avec moi, la Commission Charbonneau travaille avec ces personnes, et franchement, depuis mon entrée en politique, je n'ai eu aucun contact avec la Commission Charbonneau», a-t-il dit.
    M. Duchesneau a ajouté qu'il n'avait pas l'intention de profiter de l'immunité parlementaire, qu'il obtiendrait s'il était élu, pour divulguer les noms de ces ministres libéraux à l'Assemblée nationale.
    «Je ne veux surtout pas nuire à la Commission Charbonneau», a-t-il dit après une conférence de presse où il accompagnait son chef, François Legault, qui a dévoilé l'esquisse d'ujn projet de loi sur l'éthique et l'intégrité.
    Alors que ses adversaires péquiste et libéral étaient à Québec, où la CAQ est en tête des sondages, M. Legault a concentré son travail dans les banlieues au nord de Montréal, où l'indicatif téléphonique est le 4-5-0. «Ça va être très serré, ça va être très serré, a-t-il estimé. Nos indications nous montrent sur le terrain qu'on est capable d'avoir un gouvernement de la Coalition si le 4-5-0 vote pour nous.
    «Et je pense qu'on a de bonnes chances que ça arrive, et c'est pour ça que je vais mettre toutes nos énergies à assurer qu'on gagne le 4-5-0.»
    À quelques heures de la conclusion de la première campagne électorale de la CAQ, le chef n'a pas voulu s'avancer sur le nombre de circonscriptions qu'il espère conquérir. M. Legault s'est contenté de répéter son souhait de former un gouvernement majoritaire, en franchissant le cap de 63 sièges à l'Assemblée nationale.
    «Je n'ai pas de barre minimum, mais je vais travailler toute la dernière journée à essayer de m'assurer d'en voir 63», a-t-il dit.
    Comme samedi, le chef de la CAQ a poursuivi sa trajectoire dans des circonscriptions qui avaient basculé dans le camp de l'Action démocratique du Québec (ADQ) lors de la vague de 2007, des secteurs représentés ensuite par le PQ, avant la dissolution de l'Assemblée nationale il y a 33 jours.
    Le chef caquiste a terminé sa journée à Laval, où les libéraux ont fait un score parfait en 2008 et où l'ADQ, maintenant fusionnée à la CAQ, n'a jamais réussi à percer.
    De chaudes luttes à trois sont à prévoir sur l'île Jésus, notamment dans Fabre et Laval-des-Rapides, où la CAQ présente deux candidates vedettes, Dominique Anglade et Maud Cohen.
    M. Legault s'est montré confiant de réussir une percée dans les circonscriptions où les anglophones sont plus nombreux, précisant même qu'il s'attend à une progression d'ici la prochaine élection, ce qui permettrait à la CAQ de remplacer les libéraux.
    «Nous aurons un bon appui des anglophones mais je crois qu'à la prochaine élection, nous remplacerons clairement le Parti libéral», a-t-il dit en répondant en anglais à un journaliste.
    La CAQ est le seul des trois principaux partis à avoir enregistré une progression nette dans les intentions de vote, depuis le début de la campagne, alors qu'elle est passée de la troisième à la deuxième place dans les sondages.
    Dans sa dernière conférence de presse avant le scrutin, M. Legault a souligné que son parti avait réussi à créer un effet de surprise, avec des candidatures vedettes, et selon lui, ce sont les propositions de la CAQ qui ont nourri le débat.
    Le chef caquiste a affirmé qu'il conclura son périple de 34 jours de campagne sans aucun regret. «Sincèrement, il n'y a rien qui me vient en tête pour les mauvais coups, ç'a été au-delà de toutes mes espérances», a-t-il dit.
    Par ailleurs, M. Legault a dû rectifier le tir une deuxième fois, lundi, au sujet des faillites, après avoir affirmé que le fondateur de l'empire Québecor s'était retrouvé dans cette situation.
    En répondant à des questions à propos des dossiers de ses candidats au Bureau du surintendant des faillites, dimanche, M. Legault avait affirmé que Pierre Péladeau, décédé il y a 15 ans, avait déjà fait faillite.
    En soirée, Québecor Média a déclaré le contraire, dénonçant un «travestissement des faits pour des motifs électoraux».
    Sur son compte Twitter personnel, un vice-président de l'entreprise, Serge Sasseville, s'était dit «choqué» par cette déclaration du chef caquiste.
    Lors d'un point de presse, lundi, M. Legault a admis que M. Péladeau (père) n'avait pas fait faillite. Le chef de la CAQ a expliqué qu'il faisait plutôt référence au lancement de deux quotidiens par M. Péladeau, des projets qui ont mal tourné.
    «Je faisais allusion à ces deux échecs, je ne faisais pas allusion à une faillite personnelle», a-t-il dit, en refusant de reconnaître s'il s'agissait d'une erreur de sa part.
    Dimanche, M. Legault avait aussi dû rectifier le tir à propos du nombre de ses candidats qui ont fait faillite.
     
     
      Mis à jour le: 3 septembre 2012 14:05 | par La Presse Canadienne, thecanadianpress.com

      Quelques citations du 34e jour de campagne

       
      MONTRÉAL - Voici quelques citations ayant émaillé ce 34e jour de campagne électorale au Québec:
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      «Je me mets à la place de (commissaire de la LNH, Gary) M. Bettman. Il me semble qu'une ville qui a le plein emploi, c'est une ville où les gens voudront aller au hockey et qui auront les moyens d'aller au hockey.»
      - Le chef libéral Jean Charest qui continue de taper sur le clou du retour des Nordiques de Québec dans la LNH qui pourrait être compromis par un gouvernement péquiste.
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      «Je ne comprends pas ce point-là. Le gouvernement a contribué à la construction du building mais le club de hockey, c'est une entreprise privée, c'est Quebecor qui va l'acheter, pas le gouvernement»
      - Une des personnes les plus impliquées dans la demande d'un retour des Nordiques de Québec dans la LNH, Mario Bédard.
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      «Il s'agit pas de se raconter des histoires entre nous, je sais que c'est un peu plus difficile pour Québec.»
      - La chef péquiste, Pauline Marois, commentant la situation de son parti dans la région de Québec.
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      «Ça va être très serré, ça va être très serré. Nos indications nous montrent sur le terrain qu'on est capable d'avoir un gouvernement de la Coalition si le 450 vote pour nous. Et je pense qu'on a de bonnes chances que ça arrive et c'est pour ça que je vais mettre toutes nos énergies à assurer qu'on gagne le 450.»
      - Le chef caquiste François Legault, qui explique pourquoi il met ses dernières énergies dans la Couronne nord de Montréal.
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      «Si on vote toujours contre un parti, on n'aura jamais ce qu'on veut. Le choix le plus stratégique en campagne électorale, c'est de voter en fonction de ses opinions. Permettons aux gens de voter selon leurs convictions, et ils décideront s'ils veulent élire quatre, cinq ou six candidats de Québec solidaire.»
      - Un des coporte-parole de Québec Solidaire, Amir Khadir, commentant le vote stratégique.

      Mis à jour le: 3 septembre 2012 13:46 | par Patrice Bergeron, La Presse Canadienne, thecanadianpress.com

      Marois se fait huer à «J'ai ma pelle»

       
      QUÉBEC - À sa dernière journée de campagne, la chef péquiste Pauline Marois a fait face à des huées.
      Elle s'est aventurée, lundi, à la première pelletée de terre du futur amphithéâtre de Québec, peu après Jean Charest, et a dû affronter plusieurs partisans du retour des Nordiques.
      Elle a été mal reçue pour une des premières fois de sa campagne à l'activité «J'ai ma pelle», qui regroupait des milliers de personnes dans le stationnement d'un centre commercial de Québec, sous un chaud soleil. Cette fête visait à souligner le début imminent du chantier du futur amphithéâtre de 400 millions, payé à moitié par le gouvernement du Québec.
      Après avoir reçu un accueil spontané très chaleureux pendant les premières minutes, elle a continué à serrer des mains et signer des autographes, jusqu'à ce qu'elle arrive devant un groupe plutôt hostile. Plusieurs personnes arborant le chandail des Nordiques se sont mises à la huer et à crier «Canada! Canada!».
      Son équipe l'a alors rapidement tirée par la manche pour la ramener à son autocar de campagne. La chef ne semblait pas démontée outre-mesure.
      Peu après, le maire de Québec, Régis Labeaume, l'a publiquement remerciée pour son appui au projet. Des huées se sont alors fait entendre de nouveau, mêlées à des applaudissements.
      Pas moins de 20 000 personnes étaient attendues à cette activité.
      Plus tôt, Mme Marois terminait donc sa campagne à Québec, où elle fait campagne quatre journées au total, avant de se diriger dans Charlevoix, sa circonscription, où elle votera mardi.
      Elle a reconnu devant ses militants que la tâche ne sera pas facile pour son parti dans la capitale. Les derniers sondages donnaient le PQ bon troisième, derrière la CAQ et le PLQ, sauf dans Taschereau, détenue par la péquiste Agnès Maltais.
      «Il ne s'agit pas de se raconter des histoires entre nous, je sais que c'est un peu plus difficile pour Québec», a-t-elle dit aux quelques dizaines de militants venus la saluer lundi matin dans le secteur Cap-Rouge.
      Quant à savoir pourquoi le PQ ne lève pas dans la région, Mme Marois a dit, en conférence de presse, qu'elle n'avait «pas de réponse à donner».
      La chef péquiste avait pourtant engagé son parti à appuyer le projet de loi 204, sur l'attribution de la gestion du futur amphithéâtre à Quebecor — un projet populaire à Québec, mais qui a failli faire exploser le PQ en 2011 en raison de la défection de députés qui y étaient notamment opposés.
      «Nous avons agi selon nos convictions, c'est un bon projet pour Québec (...), même s'il nous a coûté assez cher», a-t-elle convenu.
      Elle soutient que ce n'est pas l'alignement à gauche de son parti qui lui fait mal dans la région de la capitale, reconnue comme un terreau fertile pour la CAQ, et autrefois pour les conservateurs. Et du reste, a-t-elle poursuivi, le NPD, lui aussi progressiste, a pourtant triomphé à Québec aux élections fédérales de 2011.
      Selon elle, les citoyens de cette région, comme ceux du reste du Québec, ont des besoins auxquels le programme du PQ répond.
      Consciente que les habitants de la région sont particulièrement sensibles au discours sur la dette et le gaspillage gouvernemental, elle a affirmé qu'«on peut être à gauche, mais responsable et rigoureux».
      En après-midi, pour sa dernière activité de la campagne, la chef péquiste est allée encourager le candidat Pierre Châteauvert, dans Jean-Lesage, une circonscription où la course à trois est apparemment serrée.
      Elle a déambulé dans une des avenues du secteur Limoilou avec une poignée de militants, qui étaient enthousiastes, mais on ne sentait pas la même fébrilité chez les rares passants qu'au cours des derniers jours en Montérégie, dans la couronne nord et en Estrie.
      En matinée, toutefois, Mme a eu une belle surprise: sa maman est venue l'appuyer. À sa sortie de son autocar avant la conférence de presse, sa mère, Marie-Paule Gingras, l'a accueillie et elles se sont donné une accolade.
      Quand on lui demandé si elle avait confiance en la victoire de sa fille, elle a répondu qu'elle était «très fière» et qu'elle avait «confiance à 100 pour cent».

       

    - Une électrice décédée vote par anticipation dans Sherbrooke

    Mis à jour le: 4 septembre 2012 11:36 | par Radio-Canada, www.radio-canada.ca

    Le nom d'une femme décédée figure sur la liste des électeurs qui ont voté par anticipation le 26 août dernier.Marie-Josée Carrier est décédée à l'âge de 41 ans, le 14 août dernier. Ses proches ont été stupéfaits d'apprendre que quelqu'un avait voté en son nom le 26 août.
    Le directeur du scrutin dans la circonscription de Sherbrooke, Jacques Codère, confirme cette irrégularité. Selon lui, la thèse de la fraude est la plus probable. Il explique que lorsqu'un électeur n'a pas les pièces d'identité exigées, il est dirigé vers une table de vérification où il peut présenter 2 documents sans photographie contenant son nom, sa date de naissance et son adresse. M. Codère est d'ailleurs d'avis que le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) exige une photographie en toutes circonstances.
    L'équipe péquiste s'interroge sur certaines anomalies
    L'équipe du candidat péquiste dans Sherbrooke Serge Cardin soutient qu'il y a eu plusieurs anomalies lors du vote par anticipation, notamment des électeurs radiés de la liste électorale qui auraient pu voter ce jour-là. Le DGEQ scrutera les listes de vote.