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jeudi 13 septembre 2012

Marois veut un «gouvernement d'action, d'écoute et de dialogue»


Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 13 septembre 2012 05:42
 
La nouvelle première ministre Pauline Marois entend former un « gouvernement d'action, d'écoute et de dialogue ».
La chef péquiste s'exprimait avant le début d'un rassemblement auquel sont conviés tous les 125 candidats qui ont porté les couleurs de la formation lors des dernières élections.
Quelques députés du PQ interrogés par les journalistes ont évacué la question référendaire, estimant que les priorités du nouveau gouvernement sont, entre autres, l'abolition de la loi spéciale et la taxe santé, ainsi que la lutte contre la corruption et la mise en place de saines politiques de gestion.
À leur arrivée, les candidats péquistes ont été bombardés de questions, notamment sur la légitimité qu'aurait le Parti québécois pour tenir des referendums d'initiative populaire sur la souveraineté avec 54 députés élus à l'Assemblée nationale.




Carole Poirier, députée élue dans Hochelaga-Maisonneuve, a déclaré que le gouvernement du PQ se comportera « comme un gouvernement souverainiste ». Serge Cardin, qui a battu Jean Charest dans Sherbrooke, a quant à lui émis des doutes sur la démarche des referendums d'initiative populaire.

Jean-François Lisée, élu dans la circonscription de Rosemont, a affirmé que l'Assemblée nationale restera souveraine en rappelant que cette démarche « est le programme du Parti québécois », « on a été élus pour adopter notre programme dans la mesure du possible », a-t-il ajouté.

Pour Jean François Lisée, les priorités demeurent « la loi 12 (la loi 78), les frais de scolarité et les questions d'éthique ».

François Gendron, député d'Abitibi-Ouest, abonde dans le même sens sans cacher son désaccord avec les anciens premiers ministres péquistes sur la question de la souveraineté.

« Laissez-nous faire un premier 100 jours, vous allez être surpris », a répété François Gendron.

Par ailleurs, ces députés n'ont pas voulu s'attarder sur la nomination de trois hauts cadres de la fonction publique par le premier ministre sortant Jean Charest.

Bachand exhorte le PQ à suivre le chemin tracé par son gouvernement


Par Lili Boisvert, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 13 septembre 2012 05:18
 
Quelques heures avant de quitter ses fonctions, le ministre des Finances Raymond Bachand exhorte le Parti québécois à « garder le cap sur l'équilibre budgétaire », soutenant pour sa part qu'il laisse les finances en bon état, avec un déficit sous la barre des 3 milliards.
En conférence de presse jeudi, le ministre sortant s'est alarmé du programme du Parti québécois et a assuré que le PLQ, une fois passé à l'opposition, sera là pour bloquer les politiques financières « désastreuses » du gouvernement péquiste.
Le Parti québécois a notamment promis d'abolir la hausse des frais de scolarité tant défendue par le Parti libéral au printemps, et d'abolir la contribution santé de 200 $ par personne, en compensant les pertes de revenus associées à cette taxe en augmentant les impôts des plus riches.
Le PQ entend également hausser les redevances minières, une mesure qui éliminera, selon Raymond Bachand, plusieurs des emplois attendus par la mise en chantier du Plan Nord.





Le ministre des Finances sortant affirme qu'au jour de son départ, l'économie du Québec est « en bonne position » et que les finances publiques sont « sous contrôle ».

Un déficit de 800 millions de moins, un dépassement de 800 millions

S'étant présenté tout au long de la campagne électorale comme le parti de l'économie, le PLQ pourrait-il goûter à sa propre médecine si le Parti québécois demande au vérificateur général de se pencher sur les finances publiques à son arrivée au pouvoir pour en démontrer le désordre - ce qu'avait fait le PLQ en 2003? M. Bachand ne se montre pas inquiété par cette perspective. Il expose que les dernières informations publiées en juillet par le ministère des Finances pour la fin de l'année financière confirment que le déficit public se situera en dessous des 3,3 milliards de dollars.

En calculant l'économie d'une provision de 300 millions de dollars, le PLQ expose que le déficit est de 800 millions de dollars moins important que ce qui avait été prévu à l'origine.

Par ailleurs, le ministre a convenu qu'un dépassement des dépenses était à prévoir pour l'année en cours, mais que cette situation n'est pas anormale et qu'il y a toujours de tels dépassements, année après année.

« Toujours, en cours d'année, il y a des ministères qui ont des dépassements », dit-il, parlant d'un chiffre « autour de 800 millions ».

Le ministre sortant a aussi défendu jeudi les dépenses consacrées aux infrastructures sous les libéraux, point sur lequel le nouveau gouvernement devrait les attaquer en affirmant que ces dépenses ont fait gonfler la dette publique. « Le Québec est dans une période de rattrapage important » en matière de réfection et de construction d'infrastructures, plaide M. Bachand. Le « rythme d'immobilisation » maintenu par le Parti libéral lorsqu'il était au pouvoir est soutenable et souhaitable, ajoute-t-il.

Direction du PLQ : Bachand poursuit sa réflexion

« Ma décision n'est pas prise », a répondu M. Bachand lorsqu'il a été interrogé jeudi sur son intention de se lancer dans la course à la direction de son parti, tout en rappelant son « intérêt ».

Plus tôt jeudi, Radio-Canada a appris que l'ex-ministre libéral de la Santé Philippe Couillard avait l'intention de se lancer dans la course. La ministre sortante du Travail, Lise Thériault, a pour sa part confirmé qu'elle s'en abstiendrait.

Outre Raymond Bachand, Yves Bolduc, Pierre Moreau, ainsi que le député Pierre Paradis et l'ex-ministre Benoît Pelletier pourraient tenter de succéder à Jean Charest à la tête du PLQ.

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Compressions fédérales - Plus de 1000 fonctionnaires à Ottawa touchés par une autre vague de compressions


Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 13 septembre 2012 03:45
 
Une autre vague de compressions a touché les fonctionnaires fédéraux au pays, jeudi. Au total, 1631 employés gouvernementaux ont reçu un avis les informant qu'ils pourraient perdre leur emploi.
De ce nombre, 893 sont membres de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) et 738 sont affiliés à l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).
Les fonctionnaires de la région d'Ottawa sont particulièrement touchés, puisque 1031 employés ciblés travaillent dans la capitale nationale, soit moins de deux employés sur trois (63 %) visés par cette nouvelle vague de compressions.
Ressources humaines et Développement des compétences Canada (RHDCC) est le principal ministère ciblé (91 %), 1482 de ses employés ayant reçu un avis.



L'IPFPC précise que ces fonctionnaires sont principalement des spécialistes de la technologie de l'information. À l'AFPC, les membres ciblés travaillent notamment pour les services aux citoyens, les services de traitement et de paiement, l'information et la technologie ainsi que l'emploi et l'apprentissage.

Depuis la présentation du budget 2012, 3478 membres de l'AFPC travaillant pour RHDCC ont été avisés qu'ils pourraient perdre leur emploi. Le ministère a informé les syndicats que 2100 postes seraient abolis dans la foulée du budget 2012. Au total, ce sont 18 019 membres du syndicat dans 44 ministères fédéraux et agences qui ont reçu de tels avis.

Compressions à la GRC

Les 149 autres membres de l'AFPC qui ont reçu un avis jeudi travaillent pour la Gendarmerie royale du Canada (GRC), dans différents quartiers généraux au pays et au bureau national. Ils s'occupent du recrutement de nouveaux policiers, de la rémunération des membres, des laboratoires judiciaires ainsi que de la gestion des documents.

Plus tôt cette semaine, 22 autres membres de l'AFPC, principalement du Programme de mise en liberté sous condition à la Commission nationale des libérations conditionnelles, ont appris que leur poste était aboli ou pourrait l'être.

Le vice-président exécutif régional de l'AFPC, Larry Rousseau, dénonce les vagues successives de compressions, faisant référence au « supplice chinois ». « C'est de la torture. Pourquoi on ne le fait pas tout d'un coup? », demande-t-il.

Samedi prochain, l'AFPC organisera une journée nationale d'action, afin de sensibiliser la population aux répercussions des compressions sur les services.

Réactions de l'opposition

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) estime quant à lui que les services à la population seront affectés. « Il sera beaucoup plus difficile pour les citoyens d'avoir un accès direct à des services gouvernementaux pour lesquels ils paient des impôts », soutient le whip du parti, Nycole Turmel.

Selon l'opposition officielle, l'économie dans la région d'Ottawa souffre déjà des compressions.

Rappel des compressions

Selon l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), 13 000 de ses membres au pays avaient reçu, à la mi-mai, des avis de postes excédentaires. À Ottawa, 7000 travailleurs sont touchés.

De son côté, près de 2000 membres de l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP) avaient reçu de telles lettres.

Le gouvernement Harper prévoit dans son dernier budget abolir 19 200 postes de fonctionnaires fédéraux au cours des trois prochaines années, à la suite de compressions totalisant 5,2 milliards.

Les conservateurs avancent qu'environ 7000 de ces emplois disparaîtront par attrition, une estimation que l'AFPC juge trop élevée.

Ancienneté et compétences

Parmi les membres de l'AFPC, les postes abolis ne se feront pas nécessairement en fonction de l'ancienneté, mais aussi selon les compétences.

Larry Rousseau donne en exemple un département où, sur les trente postes actuels, dix seront supprimés. Les trente employés devront soumettre leur candidature afin de déterminer qui se qualifiera pour les vingt postes restants. Les dix autres employés auront des options en terme de transition.

Les avocats de l'aide juridique s'entendent avec Québec


Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 13 septembre 2012 04:16
 
Les avocats de l'aide juridique ont finalement ratifié leur convention collective, après des mois de négociation avec le gouvernement.
Les quelque 320 avocats ont obtenu la parité avec les procureurs aux poursuites criminelles et pénales ainsi que les mêmes augmentations que les autres syndiqués du secteur public, a indiqué en entrevue la conseillère syndicale Adriana Volpato.
« Historiquement, les trois groupes de juristes qui oeuvrent pour l'État - les procureurs de la Couronne, les juristes de l'État et les avocats de l'aide juridique - ont toujours eu le même traitement », explique Mme Volpato. « Et à chaque négociation, la question se repose : est-ce que les trois groupes vont être rémunérés de la même façon? »
De plus, leur échelle salariale a été réduite à 18 échelons plutôt que 21. Les salaires varieront de 51 113 $ à 103 042 $ au sommet de l'échelle. De même, un niveau d'avocat expert a été créé pour les avocats expérimentés qui ont un bon rendement.




Des primes seront également versées pour ceux qui travaillent à la cour itinérante et dans les régions éloignées où le recrutement d'avocats pour l'aide juridique et la rétention sont particulièrement difficiles, a aussi souligné Mme Volpato.

La Fédération des professionnels de la CSN représente plusieurs avocats de l'aide juridique; d'autres sont à la Fédération des avocats de l'aide juridique du Québec.

L'entente de principe était intervenue à la fin du mois d'août. Depuis, 11 assemblées générales ont été tenues au Québec pour entériner l'entente « très majoritairement », a noté Mme Volpato.

La convention sera en vigueur jusqu'au 31 mars 2015. La dernière était arrivée à échéance le 31 mars 2010.

Il ne reste plus beaucoup de grands syndicats du secteur public qui n'ont pas encore renouvelé leur convention collective. « Je crois qu'il en reste quelques autres, mais c'était le dernier grand groupe de juristes qui n'avaient pas encore réglé avec l'État », a relevé Mme Volpato.

Couillard sur les blocs de départ


Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 13 septembre 2012 01:47
 
L'ex-ministre libéral de la Santé Philippe Couillard a l'intention de se lancer dans la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), a pu confirmer Radio-Canada.
Sa décision est prise à 90 %, selon le chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, Sébastien Bovet. Après une absence de quatre ans du monde politique, il doit encore mesurer ses appuis au sein du PLQ, ainsi que parmi les députés et les militants libéraux. Il fera part de sa décision d'ici deux semaines.
S'il brigue la direction du parti, M. Couillard compte éclaircir les circonstances entourant son passage de la vie politique au secteur privé.
L'ex-ministre de la Santé a quitté la vie politique le 25 juin 2008. Deux mois plus tard, il se joignait au fonds Persistence Capital Partners (PCP), dans le but d'accroître la place du secteur privé dans l'offre de soins médicaux au Canada.




Toujours selon les sources de Radio-Canada, le député Sam Hamad, qui a annoncé qu'il ne se lancerait pas dans la course, serait prêt à appuyer la candidature de Philippe Couillard.

Formé à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, M. Couillard, 55 ans, a pratiqué la neurochirurgie à Montréal et à Sherbrooke jusqu'en 2003, année où il est élu à l'Assemblée nationale.

Thériault ne se lance pas, d'autres réfléchissent

La ministre sortante du Travail, Lise Thériault, a pour sa part confirmé qu'elle ne serait pas de la course. Elle sera plutôt leader parlementaire adjointe de l'opposition officielle, aux côtés du chef par intérim du PLQ, Jean-Marc Fournier.

Parmi les autres personnes qui pourraient figurer sur la liste des prétendants à la succession de Jean Charest, on retrouve les ministres sortants Raymond Bachand, Yves Bolduc et Pierre Moreau, ainsi que le député Pierre Paradis et l'ex-ministre Benoît Pelletier.

En conférence de presse, jeudi, Raymond Bachand a précisé qu'il soupesait actuellement la question.

La véritable dernière course à la direction du Parti libéral du Québec remonte à 1983.

Fournier présente son équipe

Le chef intérimaire du PQ Jean-Marc Fournier a dévoilé jeudi les officiers parlementaires de l'opposition officielle.

Geoffrey Kelley , député de Jacques-Cartier : président du caucus de l'aile parlementaire libérale

Robert Dutil , député de Beauce-Sud : leader parlementaire de l'opposition officielle

Lise Thériault , députée d'Anjou-Louis-Riel : leader parlementaire adjointe

Laurent Lessard , député de Lotbinière-Frontenac : whip en chef de l'opposition officielle

Lucie Charlebois , députée de Soulanges : whip adjointe de l'aile parlementaire libérale

La croisade de Saint-Lucien

Un billet de Julien McEvoy

Le lobbyiste-en-chef de l’industrie du pétrole et du gaz au Québec, Lucien Bouchard, est reparti en croisade. Présentement en tournée promotionnelle dans tous les médias près de chez vous pour Lettres à jeune politicien, une tablette de 116 pages qu’il vient de publier chez VLB, il en profite pour nous enfoncer une de ses fameuses leçons dans la gorge. À 71 ans, son message est toujours le même, mais il est cette fois formulé en constat d’échec: la gauche a ruiné le projet souverainiste. Le Québec a besoin d’un « grand projet économique ».

Tout lobbyiste et auteur qu’il soit, Saint-Lucien est avant tout un éminent associé chez Davies Ward Phillips & Vineberg, cabinet d’avocats spécialisé en droit des affaires et allié indéfectible de quelques-unes des plus grandes entreprises de la planète. Ça fait longtemps que Bouchard ne travaille plus pour nous et qu’il s’exprime au nom de ses maîtres, de ceux qui signent ses chèques.

Bien installé dans son bureau au 26e étage d’un immeuble de l’avenue McGill College à Montréal, l’ex-PM s’est fait spécialiste de la création de richesse tout en propageant son discours « lucide ». C’est de son trône au sommet de la pyramide des conseillers-négociateurs du grand capital qu’il s’adresse à nous.

Pourtant, ses propos résonnent toujours avec autant écho. Finie, la souveraineté. Dans le Québec de 2012, c’est la gauche contre la droite et la gauche n’est qu’un rêve où on redistribue de la richesse imaginaire. Partout, sur toutes les tribunes, l’avocat de 71 ans nous assène son « Cessons de rêver », un message d’aîné défaitiste qui s’accompagne souvent d’un rappel: « nous sommes endettés ».

Habité par de grands principes, Bouchard est un personnage conséquent. Malgré sa fixation sur l’échec du PQ, par exemple, il se dit toujours souverainiste et péquiste. Par contre, la loyauté de cet homme réputé intègre ne va plus aux Québécois. Elle va plutôt à ceux qui ont donné à Davies Ward Phillips & Vineberg le mandat de défendre leurs intérêts. Quand ses clients, les fameux créateurs de richesse, se portent bien, Bouchard se porte bien.

À l’occasion, l’ex-PM lobbyiste doit donc s’adresser à nous afin de nous ramener dans le droit chemin, celui qui mène à son « grand projet économique ». Cette semaine, il l’a fait grâce à la promo de Lettres à jeune politicien. Demain, ce sera grâce à ses mémoires, qu’il dit vouloir écrire. Dans 10 jours, ce sera à titre de lobbyiste de Talisman Energy. Toujours le même message: un virage à droite s’impose afin d’attaquer la dette.
Tâchons de ne pas oublier que Lucien Bouchard, l’avocat, défend des intérêts qui vont bien au-delà d’un livre de 116 pages. Il est avant tout le porte-parole de ses clients, les mêmes qui ont tout intérêt à voir l’État vendre ses actifs aux enchères afin d’éviter la faillite… annoncée par Saint-Lucien depuis 1995.
 
 

Nominations dans la fonction publique : Marois a manqué de jugement, estime la CAQ


Par Radio-Canada, www.radio-canada.ca, Mis à jour le: 13 septembre 2012 04:07
 
Le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec (CAQ), Gérard Deltell, a vertement critiqué la nomination de plusieurs proches du premier ministre sortant Jean Charest à des postes clés de la fonction publique, notamment celle de Chantal Landry, connue pour son passage à la commission Bastarache.
Le député de Chauveau accuse la première ministre désignée, Pauline Marois, de « manquer de jugement » en donnant son accord à ces nominations. « Mme Marois vient de rater une belle occasion de faire cesser une pratique malsaine qui augmente le cynisme de la population », s'indigne-t-il dans un communiqué.
Mercredi, le conseil des ministres de Jean Charest a procédé à ses dernières nominations, dont celles d'Isabelle Jean, Gilles Paquin et Chantal Landry, trois proches collaborateurs du premier ministre sortant.
« Dans certains cas, on peut comprendre que certains collaborateurs de l'ancien gouvernement se recyclent dans la fonction publique. Par contre, il faut que ces gens aient une expérience substantielle dans un domaine particulier », affirme Gérard Deltell, citant comme exemple Gilles Paquin et son « impressionnante feuille de route ».




M. Paquin a été nommé membre du conseil d'administration et président-directeur général de l'Agence du revenu du Québec, après avoir été secrétaire général et greffier du Conseil exécutif.

« En plus de n'avoir absolument aucune expérience en gestion ou dans le domaine de la santé et de n'avoir comme seule expérience de travail des postes très partisans, Mme Landry a été pointée du doigt lors de la commission Bastarache », poursuit-il.

Fin 2010, Mme Landry s'est retrouvée sur la sellette à la commission Bastarache sur la nomination des juges, après avoir admis qu'elle accolait parfois des papiers autocollants post-it sur le curriculum vitae des candidats à la magistrature pour préciser leur allégeance politique.

De son côté, le Parti québécois souligne qu'une tradition qui existe depuis des décennies veut que le premier ministre puisse procéder à la nomination de deux ou trois collaborateurs lorsqu'il quitte ses fonctions après une défaite.

Le parti était au courant qu'il y aurait des nominations partisanes, sans savoir quel poste occuperaient les collaborateurs libéraux, a écrit dans un courriel à Radio-Canada l'attaché du Parti québécois Éric Gamache.